Lundi 26 Février 2018

Ah l’amour… on dit souvent que ça rend aveugle !

Nous pensons généralement à quelqu’un avec qui on tombe rapidement en amour et dont nous ne voyons pas le portrait réel et complet. Tellement obnubilé par les caractéristiques facilement observables qui nous plaisent, on passe par-dessus beaucoup de choses (que nous refusons parfois de constater !) qui vont très souvent finir par nous rattraper…


Le même principe vaut pour la bière. Combien de fois ai-je vu (et suis-je moi-même tombé dans le panneau) des connaisseurs passer à côté de défauts ou de caractéristiques intéressantes simplement à cause de l’apparence d’une bière ? Il est vrai que comme pour un être humain et comme pour la nourriture, l’appréciation de la bière commence souvent par le premier coup d’œil : est-elle limpide ou voilée ? Foncée ou pâle ? Est-elle coiffée d’une belle crinière de mousse persistante ? Voit-on l’effervescence des bulles monter impatiemment vers le haut pour aller à la rencontre de notre langue ? Ces premières impressions sont ce qui nous fera saliver d’anticipation avant de la porter à nos lèvres !


Toutefois, il faut garder la tête bien froide et rester à l’affût des autres caractéristiques, comme la texture en bouche, le parfum, le goût et sans ne rien prendre pour acquis. Ce n’est pas parce que la bière est brune qu’elle ne peut pas goûter les agrumes et ce n’est pas parce qu’elle est blonde limpide qu’elle ne peut pas avoir des notes de café. Je suggère parfois de fermer les yeux en buvant une seconde gorgée, afin de se concentrer sur les autres sens de notre corps. C’est en prenant bien soin de détailler tout ce que nous percevons (sans passer par-dessus les aspects plus subtils) que nous pourrons alors réellement annoncer un véritable coup de foudre et non seulement la saveur de la soirée !


Santé et longue vie à votre nouvel amour !


Pascal, bièrologue au Balthazar